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Consommation responsable · Guide

Acheter moins, choisir mieux : 7 questions à se poser avant d’acheter un cosmétique

Il ne s’agit pas de renoncer à prendre soin de soi, mais de redonner du poids au choix. Sept questions simples, à garder en tête avant chaque achat — le jour du Black Friday comme le reste de l’année.

Les cosmétiques font partie de notre quotidien. Nous les achetons parfois par besoin, souvent par envie, et de plus en plus sous l’influence d’une promotion, d’une recommandation en ligne ou d’un compte à rebours. Rien de tout cela n’est condamnable. Mais un achat réussi est un achat choisi : un produit que l’on utilisera vraiment, dont on comprend la composition et l’origine, et que l’on finira.

Voici sept questions à se poser avant d’acheter. Elles prennent quelques secondes, et changent souvent la décision.

1. En ai-je réellement besoin ?

C’est la question la plus simple, et la plus efficace. Avant d’acheter un nouveau soin, faites l’inventaire de ce que vous possédez déjà : combien de crèmes entamées, de gels douche, d’échantillons, de produits achetés « pour essayer » ? La plupart des salles de bains contiennent davantage de produits qu’il n’en faut pour une routine complète.

Un bon réflexe : n’acheter un produit que lorsque celui qu’il remplace est terminé, ou lorsqu’un besoin nouveau est clairement identifié (changement de saison, peau qui réagit, conseil d’un professionnel).

2. Où a-t-il été fabriqué ?

L’origine d’un cosmétique n’est pas toujours indiquée : la mention « Fabriqué en France » est facultative. Lorsqu’elle figure sur l’emballage, elle doit en revanche correspondre à la réalité. Méfiez-vous des formulations ambiguës — « conçu en France », « French touch », un drapeau tricolore ou le nom d’une ville française dans le nom de la marque — qui ne garantissent pas une fabrication sur le territoire.

Pour aller plus loin : Cosmétique Made in France : comment reconnaître un produit réellement fabriqué en France ?

3. Comment a-t-il été conçu ?

La liste des ingrédients, présentée selon la nomenclature internationale INCI, est obligatoire. Elle est classée par ordre décroissant de concentration pour les ingrédients présents à plus de 1 % : les premiers ingrédients de la liste sont donc les plus présents dans la formule. Sans être chimiste, on peut ainsi repérer si l’ingrédient mis en avant sur le devant de l’emballage figure en haut de la liste… ou tout à la fin.

Notre mode d’emploi : Lire l’étiquette d’un cosmétique.

4. Qui le fabrique, et dans quelles conditions ?

Une marque transparente explique où et comment ses produits sont fabriqués : sur son propre site de production ou chez un fabricant à façon, en France ou ailleurs, avec quelles étapes réalisées où. Ces informations ne figurent pas toujours sur l’emballage, mais une marque qui les publie — ou qui répond clairement lorsqu’on les lui demande — inspire légitimement davantage confiance.

C’est le parti pris des fiches de notre annuaire des marques françaises : chaque information y est accompagnée de sa source.

5. Est-il adapté à ma peau et à mon usage ?

Un produit inadapté finit rarement le flacon. Avant d’acheter, interrogez-vous sur votre type de peau, sur vos besoins réels et sur la place du produit dans votre routine. Un soin en institut ou en spa est souvent l’occasion de demander conseil à un professionnel, qui pourra vous orienter vers moins de produits, mais mieux choisis.

6. Combien de temps vais-je l’utiliser ?

Tout cosmétique a une durée de vie. Pour les produits qui se conservent plus de trente mois, l’étiquette indique, grâce au symbole du pot ouvert, le nombre de mois pendant lesquels ils peuvent être utilisés après ouverture (« 6M », « 12M »…). Pour les produits plus fragiles, une date de durabilité minimale est indiquée. Acheter plusieurs produits en même temps, c’est prendre le risque de ne pas les terminer à temps.

Le format compte aussi : un grand format n’est intéressant que si vous l’utiliserez avant sa date limite d’utilisation.

7. Que deviendra son emballage ?

Flacon en verre, tube en plastique, pompe, recharge, étui en carton : l’emballage représente une part importante de l’empreinte d’un cosmétique. Depuis la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) de 2020, les emballages ménagers doivent indiquer les consignes de tri. Privilégier un produit rechargeable, un emballage simple ou un matériau recyclable, c’est prolonger son choix au-delà de l’achat.

Et si la réponse est « oui » ?

Si, après ces sept questions, le produit vous semble utile, adapté et fabriqué dans des conditions qui vous conviennent : achetez-le, et profitez-en. L’objectif n’est pas de culpabiliser, mais de faire en sorte que chaque achat soit une décision. Comme le résume l’Alliance Cosmétique Française : « Consommer n’est pas le problème. Consommer sans choisir peut l’être. »

C’est tout l’esprit du Green Friday, le rendez-vous annuel organisé par l’Alliance le jour du Black Friday, et de l’action menée cette année par la marque Green Spa, qui fermera ses canaux de vente pendant 24 heures pour inviter chacun à se poser ces questions.

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